En clair : vous pouvez vendre un logement classé F ou G. Les obligations portent surtout sur la transparence (DPE, dossier de diagnostics, et audit dans certains cas), pas sur une interdiction de vente.
DPE pour vente maison : obligations 2026
Dans la grande majorité des cas, oui. Le DPE fait partie des diagnostics du dossier de vente. Il doit être établi par un diagnostiqueur certifié, et sa validité dépend de sa date d’établissement. En cas de doute, mieux vaut vérifier avant de publier l’annonce et de lancer les visites.
L’audit énergétique avant vente : quand est-il obligatoire et pourquoi ça compte ?
L’audit énergétique est un document plus détaillé que le DPE. Il présente l’état énergétique du logement, propose des scénarios de travaux et aide l’acheteur à se projeter. Dans certains cas (notamment selon le type de bien et son classement), il doit être fourni lors de la vente.
« L’audit énergétique vise à sensibiliser le futur acquéreur aux questions écologiques et énergétiques. »
Source : Service-public.fr (audit énergétique en cas de vente).
Solution n°1 : vendre en l’état (sans travaux)
Vendre en l’état signifie mettre le bien en vente sans réaliser de travaux énergétiques avant. Contrairement à une idée reçue, c’est une stratégie fréquente et parfois très rationnelle.
Quand la vente en l’état est souvent la plus cohérente
- Vous devez vendre vite (succession, séparation, mutation, besoin de liquidités).
- Vous ne souhaitez pas gérer un chantier (temps, stress, artisans, aléas).
- Le bien nécessite de lourds travaux, difficiles à “rentabiliser” avant vente.
- Le marché local permet une vente malgré le DPE, à condition d’être au bon prix.
Ce qui fait la différence (et évite les visites “pour rien”)
Les acheteurs acceptent mieux un DPE défavorable quand :
- le prix est cohérent,
- les points faibles sont assumés,
- les options de travaux sont expliquées simplement.
Dans beaucoup de ventes, ce n’est pas le DPE qui bloque, c’est le flou. Clarifier, c’est rassurer.
Solution n°2 : faire des travaux ciblés avant de vendre
Faire des travaux peut rassurer et parfois améliorer le DPE, mais ce n’est pas automatique. Le piège classique est de lancer des travaux “dans la panique” sans savoir s’ils seront valorisés au prix de vente.
Les travaux qui ont souvent le plus d’impact (selon le logement)
- Isolation des combles/toiture : souvent très efficace.
- Isolation des murs : impact potentiel important, mais plus coûteux.
- Chauffage : remplacement d’un système ancien, selon l’existant.
- Ventilation : améliore confort, humidité et cohérence globale.
- Fenêtres : utile, mais rarement suffisant seul pour “sauver” un DPE.
Quand les travaux avant vente sont généralement pertinents
- Le bien est bien situé (donc le “surplus” de valeur se défend mieux).
- Les travaux sont simples, ciblés, maîtrisés (pas de chantier interminable).
- Le gain attendu est lisible (meilleure note, ou meilleure perception acheteur).
- Votre calendrier le permet (vous ne vendez pas à 3 semaines).
Quand il vaut mieux rester prudent
Si vous êtes pressé, si le budget est élevé, si le chantier est incertain, ou si vous ne maîtrisez pas la gestion des travaux, la vente en l’état peut rester la solution la plus rationnelle.
Solution n°3 : vendre avec un audit (et un plan clair)
Dans beaucoup de cas, vendre avec un audit (quand il est obligatoire ou même simplement utile) est un excellent compromis : vous ne faites pas forcément les travaux, mais vous donnez à l’acheteur une vision claire. Cela réduit l’incertitude et améliore la qualité des échanges.
Ce que ça change concrètement :
- moins de questions floues (« ça va coûter combien ? »),
- une négociation plus cadrée,
- un acheteur qui se projette plus facilement,
- une transaction plus sereine (surtout côté notaire).
Solution n°4 : adapter la stratégie de vente (prix, présentation, cible)
Parfois, la solution n’est pas “travaux ou pas travaux”, mais la stratégie globale.
1) Un prix cohérent
Un prix trop élevé rend le DPE “intolérable”. Un prix cohérent, lui, rend le DPE “acceptable” et repositionne l’intérêt sur les atouts du logement (surface, extérieur, emplacement).
2) Une annonce et des visites qui anticipent les objections
Sans noyer l’acheteur dans la technique, il faut éviter le silence total sur le sujet. Une phrase simple du type « DPE F/G – logement ancien – potentiel de rénovation – audit fourni si applicable » peut déjà limiter les visites inutiles.
3) La bonne cible
Certains acheteurs sont naturellement plus ouverts aux biens F/G : profils bricoleurs, acheteurs avec budget travaux, projets de rénovation, etc. L’enjeu est de filtrer correctement plutôt que d’attirer tout le monde.
DPE F ou G : pourquoi deux biens “identiques” se vendent très différemment
Deux logements classés F ou G peuvent avoir des trajectoires opposées. L’un se vend vite, l’autre reste des mois en ligne. Les facteurs clés :
- tension du marché local,
- rareté du bien (typologie, secteur),
- état général (humidité, toiture, entretien),
- transparence + éléments de réassurance,
- qualité du prix et de la présentation.
Comment choisir la meilleure option (grille simple)
Il n’existe pas une réponse unique. Le bon choix dépend :
- du type de bien (maison / appartement),
- de la zone,
- de votre calendrier,
- de votre budget,
- de votre tolérance au chantier.
| Votre situation |
Option fréquente |
Avantage principal |
Point de vigilance |
| Vente urgente |
Vente en l’état |
Rapidité |
Négociation plus forte |
| Bien très bien situé |
Travaux ciblés |
Meilleure perception |
Chantier à maîtriser |
| Incertitude acheteur élevée |
Vente avec audit |
Clarté + projection |
Document supplémentaire |
| Gros travaux à prévoir |
Vente en l’état |
Simplicité |
Public plus restreint |
Les erreurs fréquentes (et comment les éviter)
- Penser que c’est invendable : vous perdez du temps et vous paniquez inutilement.
- Lancer des travaux au hasard : sans stratégie, vous risquez de ne pas les “récupérer”.
- Ne rien expliquer aux acheteurs : le flou fait plus fuir que le DPE.
- Mal positionner le prix : c’est souvent le vrai blocage, plus que la note.
En résumé, que faire après un DPE F ou G pour vendre ?
Après un DPE classé F ou G, un propriétaire vendeur peut vendre en l’état, réaliser des travaux ciblés ou vendre avec un audit énergétique. Le bon choix dépend du type de bien, de la localisation, du marché local et des objectifs du vendeur. Un DPE défavorable n’interdit pas la vente mais impose une stratégie adaptée.