Depuis la réforme du DPE entrée en vigueur le 1er janvier 2026, un chiffre circule beaucoup : certains logements gagneraient « 18 à 25 % de valeur » sans le moindre travaux. Pour un propriétaire d’un bien classé F ou G, l’information est forcément attirante. Mais avant d’en tirer des conclusions sur le prix de vente, il faut comprendre d’où vient ce chiffre — et ce qu’il ne dit pas. C’est exactement le genre de nuance que nous détaillons tout au long de notre guide pour vendre un bien classé F ou G.

D’où vient ce chiffre de 18 à 25 % ?

Le raisonnement repose sur une observation des notaires : une passoire thermique se vend en moyenne 15 à 20 % moins cher qu’un logement comparable classé D. Cette différence de prix porte un nom : la décote liée au DPE.

L’idée est simple : si la réforme fait sortir un logement du statut de passoire, il pourrait, en théorie, récupérer une partie de cette décote. D’où la fourchette de revalorisation avancée. Mais une revalorisation « théorique » et un prix réellement signé chez le notaire sont deux choses différentes.

Pourquoi ce gain n’a rien d’automatique

Trois conditions doivent être réunies pour qu’un propriétaire profite réellement de cet effet :

  • Le logement doit changer de classe. La réforme avantage surtout les biens chauffés à l’électricité. Un logement au gaz ou au fioul n’en tire généralement aucun bénéfice.
  • Le changement doit être officialisé. Un DPE établi avant 2026 n’est pas reclassé tout seul : il faut une attestation de mise à jour ou un nouveau diagnostic. Nous l’expliquons en détail dans notre article DPE réalisé avant 2026 : pourquoi le vôtre est peut-être déjà obsolète.
  • Le marché doit suivre. Une étiquette améliorée est un argument, pas une garantie de prix. L’état réel du bien, son emplacement et la demande locale comptent autant.

Quel est le gain réaliste pour votre bien ?

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Revalorisation potentielle ≠ prix de vente garanti

C’est le point à retenir. Récupérer « une partie » d’une décote de 15 à 20 % ne signifie pas que votre bien vaudra automatiquement 20 % de plus. Cela signifie qu’un acheteur aura un argument de moins pour négocier à la baisse.

Sur le terrain, un logement reclassé de G à F, ou de F à E, reste un bien à rénover aux yeux de l’acheteur. La réforme améliore votre position de départ dans la négociation — elle ne transforme pas la nature du logement.

Faut-il vendre maintenant pour en profiter ?

Il n’y a pas de réponse unique. Si votre logement est chauffé à l’électricité et proche d’une limite de classe, faire constater officiellement le nouveau classement avant la mise en vente peut être un vrai atout. Si votre bien reste en F ou G malgré la réforme, mieux vaut raisonner sur les chiffres réels du marché plutôt que sur une fourchette médiatique.

Dans tous les cas, la bonne démarche est la même : connaître la classe à jour de votre logement, estimer la décote réelle, et décider ensuite.

Notre cadre.

Nous informons et orientons les propriétaires de logements F ou G. Nous ne garantissons aucun prix de vente et ne remplaçons pas l’estimation d’un professionnel ni l’avis d’un diagnostiqueur certifié.

Questions fréquentes

Mon logement a-t-il vraiment pris 25 % de valeur en 2026 ?

Pas automatiquement. Le chiffre de 18 à 25 % est une revalorisation théorique, valable uniquement si le bien change réellement de classe, que le changement est officialisé et que le marché local le confirme.

La réforme profite-t-elle à tous les logements F et G ?

Non. Elle avantage surtout les logements chauffés à l’électricité. Un bien chauffé au gaz ou au fioul, ou très mal isolé, n’en tire généralement aucun gain de classe.

Dois-je faire constater le nouveau classement avant de vendre ?

Si votre logement est concerné par la réforme, oui : un DPE antérieur à 2026 affiche l’ancienne étiquette tant qu’il n’est pas mis à jour. Présenter la bonne classe dès l’annonce est un avantage concret.

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