Quelle consommation d’énergie fait basculer un logement en DPE classe G ? C’est une question légitime : on subit souvent une étiquette sans comprendre les chiffres qui la déterminent. La classe G correspond aux logements les plus énergivores de l’échelle, au-delà d’un seuil élevé exprimé en kilowattheures par mètre carré et par an. Mais la consommation d’un DPE G ne raconte qu’une partie de l’histoire : les émissions de gaz à effet de serre comptent tout autant. Cette page explique les seuils, l’énergie primaire et ce que tout cela change. Si vous envisagez de vendre, retrouvez la marche à suivre dans notre guide pour vendre un bien classé DPE F ou G.

L’essentiel en bref

  • Le DPE exprime la consommation en kWh d’énergie primaire par m² et par an (kWh/m²/an).
  • La classe G correspond aux consommations les plus élevées de l’échelle, au-delà d’un seuil de plusieurs centaines de kWh/m²/an.
  • Le classement retient le plus défavorable de deux critères : consommation d’énergie et émissions de GES.
  • Un logement peut être classé G à cause de ses émissions, même sans surconsommation flagrante.
  • Les seuils et le mode de calcul ont déjà évolué (réforme 2026) : il faut se référer au DPE et aux sources officielles.

Comment le DPE mesure la consommation d’un logement

Le diagnostic de performance énergétique estime la consommation d’un logement pour ses usages principaux — chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement, ventilation, éclairage. Cette consommation est exprimée en kilowattheures par mètre carré et par an (kWh/m²/an).

Plus ce chiffre est élevé, plus le logement est énergivore, et plus l’étiquette se rapproche de G. Le calcul s’appuie sur les caractéristiques physiques du logement (isolation, surface, systèmes), et non sur vos factures réelles : deux occupants différents du même logement obtiennent la même étiquette. C’est une mesure du logement, pas du mode de vie.

Énergie primaire : pourquoi ce n’est pas votre facture

Le DPE raisonne en énergie primaire, et non en énergie finale. L’énergie finale, c’est celle que vous payez sur votre facture. L’énergie primaire intègre, en amont, l’énergie nécessaire pour produire et acheminer cette énergie jusqu’à votre logement.

Pour passer de l’une à l’autre, on applique un coefficient de conversion. Pour l’électricité, ce coefficient a justement été abaissé au 1ᵉʳ janvier 2026 (de 2,3 à 1,9), ce qui a amélioré l’étiquette de nombreux logements électriques. C’est pourquoi un logement « tout électrique » peut afficher une étiquette qui surprend par rapport au ressenti de la facture : le DPE ne mesure pas la même chose. Voir le nouveau mode de calcul du DPE 2026.

Le seuil de la classe G

La classe G regroupe les logements dont la consommation dépasse un seuil élevé, de l’ordre de plusieurs centaines de kWh d’énergie primaire par m² et par an. C’est la tranche la plus haute de l’échelle : au-delà de ce seuil, il n’existe pas de classe « pire ».

Les valeurs exactes des seuils, classe par classe, sont fixées par la réglementation et peuvent évoluer. Plutôt que de mémoriser un chiffre susceptible d’être périmé, le réflexe fiable est de lire votre DPE : il indique noir sur blanc la consommation estimée et l’étiquette correspondante. Pour un repère officiel et à jour, les sources publiques (service-public.fr, sites du ministère) restent la référence.

Le rôle décisif des émissions de GES

On résume souvent le DPE à la consommation, mais c’est une erreur. Le diagnostic évalue aussi les émissions de gaz à effet de serre, exprimées en kilos de CO₂ par m² et par an. Et le classement final retient le plus défavorable des deux critères.

Conséquence concrète : un logement peut être classé G non pas parce qu’il consomme énormément, mais parce qu’il émet beaucoup. C’est typiquement le cas des logements chauffés au fioul : leur consommation peut sembler contenue, mais leurs émissions élevées suffisent à les faire basculer en G. Comprendre lequel des deux critères vous pénalise est la première étape avant d’envisager des travaux.

Pourquoi deux logements voisins peuvent être classés différemment

Il est fréquent que deux logements proches affichent des étiquettes différentes. La consommation dépend en effet de nombreux facteurs : qualité de l’isolation (toiture, murs, planchers), type et rendement du chauffage, énergie utilisée, performance de la ventilation, et même la surface et la configuration du logement.

Les petits logements, par exemple, ont mécaniquement plus de surfaces déperditives par mètre carré : un studio peut être classé G là où un grand appartement voisin, mieux compact, ne l’est pas. Pour comprendre l’origine exacte de votre classement, voir pourquoi mon logement est classé G.

Consommation élevée : ce que ça coûte vraiment

Au-delà de l’étiquette, une forte consommation a un coût bien réel. Un logement G est cher à chauffer : pour l’occupant, cela se traduit par des factures d’énergie lourdes, surtout l’hiver. C’est précisément ce que la réglementation cherche à réduire en encadrant la location des passoires.

Pour un vendeur, ce coût d’usage est aussi un argument que l’acheteur a en tête : il sait qu’il devra soit payer ces factures, soit financer des travaux. C’est l’une des raisons de la décote d’un logement G — l’acheteur intègre le coût futur. D’où l’intérêt, à la vente, d’un dossier transparent qui transforme une crainte vague en repères chiffrés.

Faire évoluer la consommation : est-ce possible ?

Oui, la consommation d’un logement peut être réduite — c’est tout l’objet de la rénovation énergétique. Les leviers les plus efficaces sont en général l’isolation de la toiture, l’isolation des murs et le remplacement d’un chauffage énergivore ou très émetteur.

Mais attention : faire baisser la consommation suffisamment pour changer de classe suppose le plus souvent de combiner plusieurs travaux. Un geste isolé fait rarement gagner deux lettres. Avant de dépenser, mieux vaut identifier le poste qui pénalise le plus la note — voir comment améliorer un DPE G.

Ce qu’il faut retenir sur la consommation d’un DPE G

Trois idées clés. Un logement G consomme beaucoup, au-delà d’un seuil élevé en kWh/m²/an d’énergie primaire — mais le DPE ne mesure pas votre facture, il mesure le logement. Le classement ne dépend pas que de la consommation : les émissions de GES peuvent à elles seules faire basculer en G. Et les seuils, comme le mode de calcul, évoluent : seul votre DPE à jour, lu attentivement, donne le chiffre fiable.

Comprendre ces chiffres, c’est se donner les moyens de décider : rénover le bon poste, ou vendre en connaissance de cause.

Questions fréquentes — la consommation d’un DPE G

À partir de combien de kWh est-on classé DPE G ?

La classe G correspond aux consommations les plus élevées de l’échelle, au-delà d’un seuil de plusieurs centaines de kilowattheures d’énergie primaire par m² et par an. C’est la tranche la plus haute du DPE. Les valeurs exactes étant fixées par la réglementation et susceptibles d’évoluer, le plus fiable est de lire le chiffre indiqué sur votre DPE.

Peut-on être classé G sans surconsommer ?

Oui. Le DPE retient le plus défavorable de deux critères : la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre. Un logement peut donc basculer en G surtout à cause de ses émissions. C’est fréquent pour les logements chauffés au fioul, dont les émissions élevées suffisent à dégrader le classement.

Le DPE mesure-t-il l’énergie finale ou l’énergie primaire ?

Le classement DPE s’appuie sur l’énergie primaire, exprimée en kWh/m²/an. L’énergie primaire intègre, en amont de votre facture, l’énergie nécessaire à la production et à l’acheminement. C’est pourquoi l’étiquette ne correspond pas directement au montant que vous payez.

Pourquoi mon logement électrique a-t-il une étiquette surprenante ?

Parce que le DPE applique un coefficient de conversion à l’électricité pour passer en énergie primaire. Ce coefficient a été abaissé au 1ᵉʳ janvier 2026, améliorant l’étiquette de nombreux logements électriques. Le DPE ne reflète donc pas directement votre facture, ce qui peut surprendre.

Les seuils du DPE peuvent-ils changer ?

Oui. Les seuils et le mode de calcul du DPE ont déjà évolué, notamment avec la réforme entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2026. C’est pourquoi il faut toujours se référer au DPE à jour du logement et aux sources officielles plutôt qu’à un chiffre mémorisé qui pourrait être périmé.

Comment faire baisser la consommation pour changer de classe ?

En agissant sur les postes les plus déperditifs : isolation de la toiture, isolation des murs, remplacement d’un chauffage énergivore ou très émetteur, ventilation. Changer de classe suppose le plus souvent de combiner plusieurs travaux ; un geste isolé fait rarement gagner deux lettres.

Pour aller plus loin