Mise à jour du 15 septembre 2026 : une nouvelle étape est désormais fixée. Un arrêté du 19 août 2026, publié au Journal officiel du 26 août 2026, abaisse encore le coefficient de l’électricité, de 1,9 à 1,7, à partir du 1er janvier 2027. Selon le ministère, environ 300 000 logements supplémentaires pourraient ainsi sortir du statut de passoire (il s’agit d’une estimation). Pour un logement chauffé à l’électricité, pas besoin de refaire le DPE : l’attestation de nouvelle étiquette de l’ADEME est gratuite et facultative. Si votre bien reste classé F ou G, la vente reste possible : nous détaillons les options dans notre guide pour vendre un bien classé F ou G.

Depuis le 1er janvier 2026, le mode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique a changé. Résultat : selon les estimations officielles, environ 700 000 à 850 000 logements sortent du statut de passoire thermique sans qu’aucun travaux n’ait été réalisé. Si vous êtes propriétaire d’un bien classé F ou G, vous vous demandez sûrement si le vôtre fait partie du lot — et ce que cela change concrètement quand on souhaite vendre un logement classé F ou G. Voici ce qu’il faut comprendre, sans optimisme excessif ni inquiétude inutile.

Ce qui a changé, très concrètement, au 1er janvier 2026

La réforme repose sur un ajustement technique précis : le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 (arrêté du 13 août 2025). Jusqu’ici, chaque kilowattheure d’électricité consommé comptait, dans le calcul du DPE, comme s’il en valait 2,3 en énergie primaire. Depuis le 1er janvier 2026, il compte pour 1,9.

Cela peut sembler abstrait, mais l’effet est direct : un logement chauffé à l’électricité voit sa consommation « pénalisée » nettement moins fortement qu’avant. Mécaniquement, son étiquette énergétique s’améliore — parfois d’une lettre entière. Selon le ministère, aucun logement ne voit sa classe se dégrader. Pour le détail de la méthode, nous l’expliquons pas à pas dans notre page dédiée au nouveau mode de calcul du DPE 2026.

Depuis la publication de cet article, une deuxième étape a été actée : l’arrêté du 19 août 2026 (Journal officiel du 26 août 2026) remplace celui de 2025 et fixe le coefficient à 1,7 à partir du 1er janvier 2027. À ne pas confondre avec un autre texte, l’arrêté du 11 juin 2026, qui enrichit le contenu du DPE à la même date (par exemple la durée de vie restante du chauffage) sans recalculer les classes.

Pourquoi environ 700 000 à 850 000 logements sont concernés

Le Gouvernement a avancé le chiffre d’environ 850 000 logements sortis des classes F et G, calculé sur le parc au 1er janvier 2023. Le service statistique du ministère (SDES), sur la base du parc au 1er janvier 2025, estime que les résidences principales classées F ou G passent d’environ 3,9 millions à environ 3,2 millions, soit environ 700 000 de moins. Les deux chiffres sont officiels : seule la base de calcul diffère. Ce sont des estimations, pas un décompte de logements effectivement reclassés. Pour 2027, le ministère évoque environ 300 000 logements supplémentaires avec le coefficient 1,7.

Ce reclassement « automatique » touche en priorité les logements chauffés à l’électricité. Ce sont eux qui étaient les plus désavantagés par l’ancien coefficient. Un studio ou un petit appartement tout électrique, hier classé G ou F « de justesse », peut ainsi remonter en F ou en E.

Attention toutefois à ne pas généraliser : un logement chauffé au gaz, au fioul ou mal isolé ne profite pas, ou très peu, de cet ajustement. La réforme ne corrige pas une mauvaise isolation — elle corrige une façon de comptabiliser l’électricité. Selon la situation de votre bien, le gain peut donc être réel… ou nul.

Comment savoir si votre logement F ou G est reclassé

C’est le point le plus important, et celui qui crée le plus de confusion. Un DPE réalisé avant le 1er janvier 2026 garde l’étiquette imprimée à l’époque. Il reste pour autant valable jusqu’à sa date d’échéance, s’il a été réalisé depuis le 1er juillet 2021 (un DPE est valable 10 ans).

Pour connaître et faire valoir la nouvelle classe, il n’est pas nécessaire de refaire le diagnostic : une attestation de nouvelle étiquette se télécharge gratuitement sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, avec le numéro du DPE. Elle concerne les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021 et a la même durée de validité que le DPE d’origine. Elle est facultative : votre DPE initial reste valable. Selon la FAQ du ministère, les attestations au coefficient 1,7 devraient être téléchargeables à partir du 1er janvier 2027. À noter : les DPE réalisés entre 2013 et le 30 juin 2021 ne sont de toute façon plus valables aujourd’hui. Si votre diagnostic date de cette période, un nouveau DPE est nécessaire pour vendre.

Pas sûr de l’impact réel sur votre bien ?

Faites une première estimation gratuite avec notre simulateur de décote DPE, ou décrivez-nous votre situation via le formulaire de contact pour une analyse personnalisée.

Reclassé… et après ? Ce que ça change si vous vouliez vendre

Passer de G à F, ou de F à E, n’est pas anodin : cela peut élargir le nombre d’acheteurs potentiels et alléger la décote du prix de vente liée au DPE. Sur le marché, une lettre gagnée se ressent souvent dans les négociations.

Pour autant, soyons honnêtes : la réforme améliore l’étiquette, elle ne transforme pas le logement. Un bien reclassé en E reste un bien à rénover, et l’acheteur le sait. La nouvelle classe est un argument utile, pas une promesse de prix. Et si votre bien reste en F ou G malgré la réforme, les obligations et le calendrier restent ceux que nous détaillons sur la page Nouveau DPE 2026. Rappelons qu’aucun texte n’interdit de vendre un logement classé F ou G.

Faut-il refaire son DPE maintenant ?

Dans la plupart des cas, non. Si votre DPE date d’après le 1er juillet 2021 et que votre logement est chauffé à l’électricité, commencez par télécharger l’attestation gratuite de l’ADEME : elle vous donne la classe recalculée sans frais. Si vous vendez en 2027 ou plus tard, une nouvelle attestation au coefficient 1,7 devrait pouvoir être obtenue à partir du 1er janvier 2027. Un nouveau diagnostic n’est vraiment utile que si votre DPE n’est plus valable, ou si des travaux ont été réalisés depuis. À l’inverse, si votre bien est chauffé au gaz ou au fioul et mal isolé, un nouveau DPE risque de coûter pour rien.

Le bon réflexe : évaluer d’abord le potentiel de gain, puis décider. C’est exactement ce sur quoi nous pouvons vous aider, sans engagement.

Ce que nous faisons — et ce que nous ne faisons pas.

Nous vous aidons à y voir clair sur votre situation et à choisir la bonne démarche. Nous ne garantissons aucun prix de vente, ne contournons aucune règle et ne remplaçons pas l’avis d’un diagnostiqueur certifié ou d’un notaire. Notre rôle : vous orienter honnêtement.

Questions fréquentes

Mon DPE classé G de 2024 est-il automatiquement devenu F en 2026 ?

Non, pas sur le document. Votre DPE de 2024 reste valable et garde son étiquette d’origine. Pour connaître la classe recalculée, vous pouvez télécharger gratuitement une attestation de nouvelle étiquette sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME. Elle est facultative et n’oblige pas à refaire le diagnostic.

Tous les logements F et G profitent-ils de la réforme ?

Non. L’ajustement bénéficie surtout aux logements chauffés à l’électricité. Un bien chauffé au gaz ou au fioul, ou très mal isolé, n’en tire généralement aucun avantage.

Le reclassement supprime-t-il la décote à la vente ?

Pas entièrement. Gagner une classe réduit souvent la décote et élargit le public d’acheteurs, mais un logement énergivore reste perçu comme un bien à rénover. La réforme améliore votre position, elle ne l’efface pas.

Combien coûte un nouveau DPE ?

Le tarif varie selon la région, le diagnostiqueur et le type de bien. Avant d’en commander un, vérifiez si votre DPE est encore valable : s’il date d’après le 1er juillet 2021, l’attestation de nouvelle étiquette de l’ADEME est gratuite. Un nouveau DPE n’a d’intérêt que si l’ancien n’est plus valable ou si des travaux ont changé la situation.

Le coefficient de l’électricité va-t-il encore changer ?

Oui. Un arrêté du 19 août 2026 fixe le coefficient à 1,7 au 1er janvier 2027, contre 1,9 depuis le 1er janvier 2026. Selon le ministère, environ 300 000 logements supplémentaires pourraient sortir du statut de passoire. Les attestations correspondantes devraient être disponibles à partir de cette date.

Pour aller plus loin