La location d’un appartement classé DPE G obéit à la même règle de fond que celle d’une maison : depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, un logement étiqueté G n’est plus considéré comme décent et ne peut plus être mis en location. Mais l’appartement ajoute une difficulté décisive : en copropriété, vous ne maîtrisez pas tout. Une grande partie de la performance énergétique dépend de l’immeuble. Cette page explique précisément ce que vous pouvez faire seul, ce qui dépend des autres, et quelles options s’ouvrent à vous. Si la location reste bloquée, la vente demeure une issue claire : voir notre guide pour vendre un bien classé DPE F ou G.

L’essentiel en bref

  • Un appartement classé G ne peut en principe plus être mis en location depuis le 1ᵉʳ janvier 2025.
  • Un bail en cours se poursuit : la contrainte vise la relocation, pas le locataire installé.
  • En copropriété, l’isolation de l’immeuble et le chauffage collectif échappent au copropriétaire isolé.
  • Certains travaux restent à votre main dans le lot : fenêtres, isolation intérieure, chauffage individuel, ventilation.
  • Si la copropriété bloque, vendre l’appartement devient souvent l’option la plus réaliste.

La règle applicable à un appartement classé G

Comme tout logement d’habitation, un appartement classé G ne peut en principe plus faire l’objet d’une nouvelle mise en location depuis le 1ᵉʳ janvier 2025. Cela vise la signature d’un nouveau bail, l’arrivée d’un nouveau locataire et, selon les cas, le renouvellement du contrat.

Un bail en cours, lui, n’est pas rompu : votre locataire actuel reste dans son appartement aux conditions de son contrat. La difficulté surgit à son départ : vous ne pourrez pas relouer tant que l’appartement reste classé G. La règle générale est détaillée sur la page location d’un DPE G ; ici, nous nous concentrons sur ce qui est propre à l’appartement.

Le vrai problème : la performance dépend de l’immeuble

Dans un appartement, l’étiquette énergétique ne dépend pas que de votre lot. Une part importante des déperditions vient de l’enveloppe de l’immeuble : isolation des façades, de la toiture, des planchers bas, et performance du chauffage collectif s’il existe.

Or, vous ne pouvez pas isoler seul les murs extérieurs ni remplacer la chaudière collective : ces décisions relèvent de la copropriété. C’est ce qui rend l’amélioration d’un appartement G plus lente et plus incertaine que celle d’une maison. Vous pouvez être un copropriétaire de bonne volonté et rester bloqué par l’immeuble. Ce point est central et nous l’approfondissons sur la page DPE G en copropriété.

Le cas particulier du chauffage collectif

Quand l’immeuble est équipé d’un chauffage collectif ancien et énergivore, chaque appartement en subit les conséquences sur son DPE, indépendamment de la qualité de son isolation intérieure. Vous pouvez avoir refait vos fenêtres et isolé vos murs par l’intérieur, et rester en G à cause d’une chaufferie vétuste.

Le remplacement ou la modernisation d’un chauffage collectif (passage à une solution plus performante, raccordement à un réseau de chaleur) suppose un vote en assemblée générale, un budget partagé et souvent plusieurs réunions. C’est l’une des situations où le copropriétaire est le plus dépendant du collectif — et où l’horizon de sortie de la classe G peut se compter en années.

Ce que vous pouvez améliorer seul, dans votre lot

Tout n’échappe pas au copropriétaire. À l’intérieur de votre lot, plusieurs travaux restent à votre main et peuvent, selon la configuration, peser sur la note :

  • Remplacement des fenêtres et amélioration de l’étanchéité à l’air ;
  • Isolation par l’intérieur des murs donnant sur l’extérieur ;
  • Changement d’un chauffage individuel énergivore (vieux convecteurs) ;
  • Installation ou rénovation de la ventilation.

Selon l’immeuble, ces gestes peuvent suffire à sortir de la classe G — ou rester insuffisants si le bâti commun plombe le diagnostic. D’où l’intérêt d’un audit avant de dépenser : voir comment améliorer un DPE G.

DPE collectif, plan de travaux : ce qui bouge en copropriété

La réglementation pousse les copropriétés à se saisir du sujet énergétique : DPE collectif à l’échelle de l’immeuble et plan pluriannuel de travaux sont déployés progressivement selon la taille des copropriétés. Ces outils peuvent, à terme, faciliter la rénovation de l’enveloppe et donc l’amélioration de votre lot.

Mais « à terme » est le mot important : ces démarches prennent du temps, supposent des votes et un financement collectif. Si vous avez une échéance courte — relouer rapidement, dégager des liquidités — vous ne pouvez pas raisonnablement attendre la copropriété. Les règles de déploiement évoluant, il est recommandé de vérifier ce qui s’applique à votre immeuble.

Quand la copropriété bloque : vos options

Si l’assemblée générale ne vote pas les travaux nécessaires, vous restez avec un appartement classé G que vous ne pouvez pas relouer, malgré vos efforts individuels. C’est une impasse locative fréquente. Trois sorties :

  • Attendre une décision de copropriété — risqué si vous avez besoin de visibilité ;
  • Rénover au maximum dans votre lot, en espérant que cela suffise — incertain ;
  • Vendre l’appartement — solution nette, qui transfère la question à un acheteur.

Beaucoup de copropriétaires choisissent la vente, parce qu’elle ne dépend que d’eux, là où la rénovation dépend du collectif.

Vendre un appartement classé G : à qui, à quel prix ?

Un appartement G se vend. Les acheteurs sont simplement différents : investisseurs, marchands de biens, primo-accédants à projet qui acceptent de rénover, parfois d’autres copropriétaires de l’immeuble. Le prix tient compte d’une décote propre à la copropriété : l’acheteur intègre non seulement ses travaux dans le lot, mais aussi sa quote-part de futurs travaux collectifs.

L’élément qui fluidifie la vente est la transparence : DPE à jour, procès-verbaux d’assemblée générale, état du chauffage collectif, travaux votés ou envisagés. Un acheteur qui voit clair négocie moins fort. Voir aussi vendre un appartement DPE G.

Locataire en place et vente : une combinaison possible

Si votre appartement G est encore loué, vous n’êtes pas obligé d’attendre le départ du locataire pour vendre. Un appartement peut être vendu occupé : l’acheteur reprend le bail en cours. Pour un investisseur, c’est même un atout — un bien déjà loué, avec un locataire en place.

Vous évitez ainsi la gestion d’un congé et le risque d’un logement vide. La vente occupée se négocie en intégrant le loyer en cours et la durée résiduelle du bail. Le détail de cette situation figure sur la page vendre un DPE G loué.

Questions fréquentes — la location d’un appartement DPE G

Peut-on louer un appartement classé G en 2026 ?

Non, en principe. La mise en location d’un appartement classé G est interdite depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 : pas de nouveau bail ni de nouveau locataire. Un bail déjà en cours, en revanche, se poursuit normalement. La contrainte concerne donc la relocation après le départ du locataire actuel.

Puis-je améliorer seul le DPE de mon appartement ?

En partie seulement. Les travaux dans votre lot — fenêtres, isolation intérieure, chauffage individuel, ventilation — dépendent de vous. Mais l’isolation des façades et de la toiture, ainsi que le chauffage collectif, relèvent de la copropriété et d’un vote en assemblée générale. Vous ne pouvez pas les décider seul.

Le chauffage collectif peut-il à lui seul classer mon appartement en G ?

Oui. Un chauffage collectif ancien et énergivore pèse fortement sur le DPE de chaque appartement de l’immeuble, quelle que soit la qualité de votre isolation intérieure. C’est l’une des situations où un copropriétaire de bonne volonté reste bloqué par une installation qu’il ne maîtrise pas seul.

Que faire si la copropriété refuse de voter les travaux ?

Si l’assemblée générale ne vote pas les travaux nécessaires sur l’immeuble, votre appartement reste classé G malgré vos efforts dans le lot. Dans cette impasse, la vente de l’appartement devient souvent l’option la plus réaliste, car elle ne dépend que de vous et non d’une décision collective.

Un appartement classé G se vend-il vraiment ?

Oui. Un appartement G se vend à des acheteurs adaptés — investisseurs, marchands de biens, primo-accédants à projet — à un prix tenant compte de la décote en copropriété. La transparence sur le DPE, les procès-verbaux d’assemblée générale et l’état du chauffage collectif fluidifie nettement la transaction.

Puis-je vendre mon appartement G alors qu’il est loué ?

Oui. Un appartement classé G peut être vendu occupé : l’acheteur reprend le bail en cours. C’est souvent recherché par les investisseurs, qui acquièrent un bien déjà loué. Cela vous évite de gérer un congé et le risque d’un logement vacant pendant la vente.

Pour aller plus loin