C’est l’un des chiffres les plus repris dans l’actualité immobilière de 2026 : selon les estimations des notaires, une passoire thermique se vend en moyenne 15 à 20 % moins cher qu’un logement comparable mieux classé. Si vous envisagez de vendre un bien classé F ou G, ce pourcentage mérite d’être compris correctement — car une moyenne nationale ne dit pas grand-chose de votre bien en particulier.

D’où vient le chiffre de 15 à 20 % ?

Il s’agit d’un écart de prix observé sur les ventes : on compare, à caractéristiques proches, le prix d’un logement énergivore et celui d’un logement mieux classé. Cet écart porte un nom : la décote liée au DPE.

La fourchette 15-20 % est une moyenne. Elle agrège des marchés très différents — une grande métropole tendue et une commune rurale ne réagissent pas de la même façon à une mauvaise étiquette énergétique.

Pourquoi une moyenne ne suffit pas

Plusieurs facteurs font varier la décote réelle, parfois fortement :

  • La classe exacte. Un logement classé G subit généralement une décote plus marquée qu’un logement classé F. Voir nos pages dédiées à la décote DPE G et à la décote DPE F.
  • Le marché local. En zone tendue, la demande peut absorber une partie de la décote ; en zone détendue, l’effet est souvent plus lourd.
  • Le type de bien. Une maison et un appartement ne se négocient pas de la même manière — la décote d’un appartement classé G a ses propres logiques, notamment en copropriété.
  • L’ampleur des travaux à prévoir. Plus la rénovation estimée est lourde, plus l’acheteur intègre ce coût dans son offre.

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La décote n’est pas une fatalité

Un point important : la décote est une moyenne de marché, pas une sentence. Plusieurs leviers permettent de la limiter — présenter un DPE à jour, anticiper l’audit énergétique, cibler le bon profil d’acheteur, et fixer un prix de départ cohérent plutôt que de subir la négociation.

La négociation du prix avec un DPE G se prépare : un vendeur qui connaît ses chiffres et ses arguments encaisse beaucoup mieux la discussion qu’un vendeur pris au dépourvu.

Décote et réforme 2026 : un effet à ne pas négliger

La réforme du DPE de 2026 peut, pour certains logements chauffés à l’électricité, faire remonter l’étiquette d’une lettre. Un bien qui sort du statut de passoire peut alors récupérer une partie de la décote. Encore faut-il que le reclassement soit réel et officialisé — un sujet que nous traitons dans notre article sur la réforme du DPE 2026.

Notre cadre.

Nous donnons des fourchettes indicatives et orientons les propriétaires F ou G. Nous ne garantissons aucun prix de vente : l’estimation précise d’un bien relève d’un professionnel de l’immobilier.

Questions fréquentes

La décote de 15 à 20 % s’applique-t-elle à mon logement ?

C’est une moyenne nationale, pas une règle individuelle. La décote réelle dépend de la classe exacte, du marché local, du type de bien et des travaux à prévoir. Elle peut être plus faible comme plus élevée.

Un logement G subit-il plus de décote qu’un logement F ?

En général, oui. Plus l’étiquette est basse, plus l’acheteur anticipe de travaux et de contraintes, et plus la décote tend à s’accentuer.

Peut-on réduire la décote à la vente ?

Oui, en partie : un DPE à jour, un dossier de diagnostics complet, un prix de départ cohérent et une négociation préparée permettent de limiter l’écart par rapport à un bien mieux classé.

Pour aller plus loin