Un chiffre récent éclaire le marché immobilier 2026 : près d’un bien en vente sur cinq est une passoire thermique, classée F ou G au DPE. Pour un propriétaire qui découvre une mauvaise étiquette et se croit dans une situation isolée, c’est une information importante — et plutôt rassurante. Cet article décrypte ce que ce chiffre signifie réellement, et ce qu’il implique quand on veut vendre un logement classé F ou G.

Un chiffre qui dédramatise

Selon des données du marché relayées en 2026, environ 19 % des biens proposés à la vente sont des passoires thermiques. Près d’une annonce sur cinq, donc, concerne un logement classé F ou G.

La première chose à en retenir est simple : si votre logement est mal classé, vous n’êtes pas un cas isolé. Vendre un bien énergivore n’est pas une situation marginale ou « anormale » — c’est devenu une part structurelle du marché. Des dizaines de milliers de propriétaires sont exactement dans votre cas, et ces biens trouvent des acquéreurs.

Pourquoi tant de passoires sur le marché

Cette proportion élevée n’a rien de surprenant quand on y réfléchit. Le parc immobilier français compte une forte part de logements anciens, construits avant les réglementations thermiques. Et plusieurs facteurs poussent ces biens à la vente :

  • l’interdiction de location des logements classés G depuis 2025, qui conduit des bailleurs à vendre ;
  • l’approche de l’échéance de 2028 pour les logements classés F ;
  • le coût de l’énergie et des travaux, qui décourage certains propriétaires de rénover.

Résultat : une part importante de l’offre est aujourd’hui constituée de biens F et G.

Ce que ça change pour un vendeur : la concurrence

Si beaucoup de passoires sont en vente, cela veut aussi dire que votre bien, s’il est classé F ou G, est en concurrence avec d’autres logements comparables. C’est le revers du chiffre.

La conséquence est concrète : sur ce segment, ce n’est pas l’étiquette seule qui fait la différence — puisque les acheteurs comparent des biens qui ont tous une étiquette défavorable —, mais le prix, la clarté du dossier et la présentation. Un logement F ou G bien positionné se démarque de la masse des annonces mal préparées.

Des acheteurs existent pour ces biens

Autre enseignement : si près de 20 % de l’offre est constituée de passoires, c’est qu’il existe une demande en face. Investisseurs, marchands de biens, primo-accédants prêts à rénover, acheteurs à projet : ces profils ne fuient pas les biens F et G, ils les recherchent — souvent pour le prix d’entrée et le potentiel.

Ce qu’ils veulent, c’est de la visibilité : le montant des travaux, le potentiel de rénovation, une décote cohérente. Un vendeur qui leur apporte ces éléments transforme une « passoire » en « projet ».

Le bon réflexe : se positionner juste

Puisque le marché des biens F et G est large et concurrentiel, la stratégie gagnante n’est pas d’espérer cacher l’étiquette, mais de se positionner mieux que les autres annonces du même segment.

Cela passe par trois leviers : un prix qui intègre une décote réaliste dès le premier jour, un dossier complet (DPE et audit à jour, devis indicatifs), et une présentation qui assume le classement tout en mettant en avant les atouts du bien. Pour situer la décote applicable à votre cas, notre simulateur de décote DPE donne un premier repère.

En résumé

Près d’un bien en vente sur cinq est une passoire thermique : ce chiffre dit deux choses. D’abord, que vendre un logement F ou G est une situation banale, pour laquelle un marché existe. Ensuite, que ce marché est concurrentiel — et que la différence se joue sur le prix et la préparation, pas sur la seule étiquette. Pour avancer avec méthode, voyez notre guide complet pour vendre un bien classé F ou G.

Questions fréquentes

Quelle part des biens en vente sont des passoires thermiques ?

Selon des données du marché relayées en 2026, près de 20 % des biens proposés à la vente sont des passoires thermiques classées F ou G — soit environ une annonce sur cinq.

Est-il difficile de vendre une passoire thermique ?

Ce n’est pas la difficulté que l’on imagine. Ces biens se vendent, car une demande existe (investisseurs, acheteurs à projet). Le marché étant concurrentiel, la différence se fait sur le prix, la clarté du dossier et la présentation, plus que sur l’étiquette elle-même.

Qui achète un logement classé F ou G ?

Surtout des investisseurs, des marchands de biens, des primo-accédants prêts à rénover et des acheteurs à projet. Ces profils recherchent ces biens pour leur prix d’entrée et leur potentiel, à condition d’avoir de la visibilité sur les travaux.

Comment se démarquer quand on vend une passoire thermique ?

En se positionnant mieux que les autres annonces du même segment : un prix intégrant une décote réaliste dès le départ, un dossier complet (DPE et audit à jour, devis indicatifs) et une présentation qui assume le classement tout en valorisant les atouts du bien.

Pour aller plus loin